Pendant qu’en France la chasse s’explique, se justifie et se défend en permanence, au Québec elle se raconte comme une réussite collective assumée et populaire.
Une saison de chasse 2025 exceptionnellehttps://t.co/oAW4GPRqgn
— TVA Nouvelles (@tvanouvelles) February 21, 2026
Le 20 février 2026, le Journal de Montréal titrait sans détour sur « une saison de chasse 2025 exceptionnelle ». Le ton surprend lorsqu’on le lit depuis la France. Aucun embarras lexical ni précaution oratoire.
Plus de 63 000 cerfs de Virginie « récoltés ». Plus de 140 000 chasseurs engagés. Des femmes plus nombreuses, des familles présentes. L’article évoque la bonne santé des populations, la gestion, les formations pour les nouveaux pratiquants. Le récit est serein.
Dans les forêts feuillues du Québec, à l’automne, on voit ces pick-up alignés le long des chemins forestiers, les glacières ouvertes, les discussions autour d’un café brûlant à l’arrière d’une camionnette. La chasse n’est pas un sujet polémique permanent. Elle est intégrée au paysage social.
En France, une activité sous surveillance permanente
En France, la saison de chasse ne fait jamais la une pour ses résultats. Elle surgit au détour d’un fait divers, d’une controverse réglementaire, d’un débat sur les dates d’ouverture. Le cadre est toujours conflictuel.
Les chiffres de prélèvements existent, les plans de chasse sont publiés, les fédérations communiquent. Pourtant, l’angle médiatique dominant reste celui du problème à gérer. L’activité est décrite dans un environnement de tension permanente, où chaque ouverture de saison s’accompagne d’interrogations, parfois d’accusations.
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Dans une salle communale de village, un soir d’assemblée générale, les chaises pliantes grincent, les tableaux de prélèvements sont projetés sur un mur blanc. Les chasseurs parlent dégâts agricoles, sécurité, renouvellement des cartes. Le lendemain, dans un studio de radio parisien, le sujet devient débat moral.
La différence de traitement façonne la perception publique. Au Québec, la chasse apparaît comme un outil assumé de gestion et un héritage culturel. En France, elle demeure un champ de justification.
Ce contraste interroge moins la pratique elle-même que la manière dont une société choisit de la raconter. Lorsqu’un grand quotidien titre sur une « saison exceptionnelle » sans précaution sémantique, il normalise l’activité. Lorsqu’un pays traite la chasse principalement à travers le prisme du soupçon, il installe un climat durable de mise en cause.
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Bonjour, je crois que vous avez trouvé, ils n’ont peut-être pas des journalistes anti-chasse, des radio et chaînes de télévision anti-chasse, donc des médias anti-chasse, des associations à gogo anti-chasse et anti-tout, des partis politiques anti chasse, des groupuscules décérébrés,et donc pour eux des traditions qui perdures et apaisées pour une bonne gestion