Poser une question sur l’efficacité d’un dispositif administratif est une chose. Transformer une étude discutable en vérité absolue, puis la faire relayer par le service public comme si l’affaire était pliée, en est une autre.
#chasse :L'Association pour la protection des #animaux sauvages (Aspas) a mis en demeure l’État de revoir sa politique en matière de gestion des populations de renards, victimes selon elle d'un "massacre injustifié", indiquant être prête à aller en justicehttps://t.co/I2md343Y0D
— Stop Chasse de loisir (@Stop_chasse) April 8, 2026
France 24 a relayé la mise en demeure de l’ASPAS contre l’État au sujet des renards. L’association parle de « destruction massive », cite plus de 600 000 renards tués par an et s’appuie sur l’étude du Muséum publiée en mars pour présenter le dossier comme scientifiquement tranché.
Qu’une association militante force le trait n’a rien de surprenant. C’est sa nature. Le problème commence quand le service public reprend cette mécanique sans la moindre distance.
Une étude est publiée. Sa communication institutionnelle en manipule les conclusions. Les ONG s’en emparent. Puis un média public relaie l’ensemble sans mise en perspective. À la fin, le lecteur ne voit plus un débat, mais une cause entendue.
L’ASPAS déroule une campagne. Sur ses propres pages, elle affirme que « tuer les renards ne sert à rien », met à disposition des visuels, appelle à interpeller la ministre, invite les particuliers à remplir des formulaires de “non-dégât” et sollicite des dons pour financer contentieux et communication. On est dans la fabrication méthodique d’un rapport de force militant.
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Le plus commode, dans cette affaire, consiste à faire passer une étude fondée sur des données administratives agrégées et déclaratives pour une vérité simple : le renard ne poserait pas de problème, sa destruction ne servirait à rien, l’État persisterait donc par archaïsme ou sous influence cynégétique.
Le service public, lui, devrait au minimum prendre un peu de hauteur. Au lieu de cela, il relaie une offensive associative déjà cadrée, déjà chargée moralement, et surtout prête à l’emploi. Ce n’est pas la première fois. Et sans doute pas la dernière.
Le sujet sérieux existe pourtant. Une politique administrative de destructions massives mérite d’être évaluée. Mais ce que fait l’ASPAS n’a rien d’une évaluation. C’est une opération. Et ce que fait le service public en la relayant de cette manière n’a plus grand-chose à voir avec de l’information. C’est la validation paresseuse d’un récit militant.
A voir en vidéo :











Le mensonge, la désinformation sont leurs armes habituelles. Les médias sont progressivement métastasés par les écolos. La patronne de ces médias revendique le droit d’orienter les contenus pour modifier la société dans le sens qu’elle juge souhaitable. Il ne nous reste que nos bulletins de vote pour obliger les décideurs politiques à ne pas oublier ceux qui ne passent pas leur temps sur les réseaux sociaux.
Le service public a recours massivement à des cabinets de conseils, malgré les salaires incroyables de la haute fonction publique. En clair, malgré leurs grandes écoles ils n’ont pas les compétences pour analyser et piloter.
Donc pas étonnant qu’ils soient infiltrés par les associations militantes.