Bastia, place du marché, ce matin du 14 juin. Un sanglier est abandonné contre un conteneur de collecte à même le trottoir. La photo a été diffusée par l’élu Louis Pozzo di Borgo, qui y voit une « incivilité » envers les agents de collecte, confrontés selon lui à des comportements inacceptables au quotidien.
Ce matin sur la place du marché de Bastia!
— Louis Pozzo di Borgo (@L_PozzodiBorgo) June 14, 2026
J’apporte tout mon soutien à nos agents de collecte, confrontés chaque jour à des incivilités inacceptables dans l’exercice de leurs missions.
Le bien-vivre ensemble repose sur le respect de celles et ceux qui assurent, au quotidien,… pic.twitter.com/R9HoZ01TtB
Le cadrage choisi par l’élu déplace le sujet. Ce qui est montré n’est pas un dépôt sauvage de déchets ménagers mal triés : c’est la carcasse d’un animal sauvage, laissée en pleine ville comme un rebut. La question posée par l’image n’est pas celle de la « continuité du service public », mais celle de ce qui se passe en amont : qui a tué cet animal, où, et pourquoi son corps finit-il sur un trottoir plutôt que valorisé, comme le veut toute pratique cynégétique sérieuse.
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Un sanglier abattu représente plusieurs kilos de viande. Le laisser pourrir contre un bac à ordures n’est pas un geste de chasseur, c’est son contraire exact : le mépris de la prise, le mépris du travail de la venaison, et au final le mépris de l’animal lui-même. Bien plus que toute incivilité envers un agent municipal, aussi réelle soit-elle par ailleurs.
A voir en vidéo :











Juste un point : on ne dit pas « son corps » pour un animal mais plutôt « sa carcasse », « son cadavre » voir » sa charogne »
N’utilisons pas le même vocabulaire que les animalistes