L’image était forte. Le titre encore plus. « Ils en tuent tellement que ces chasseurs jettent les sangliers à la poubelle », titrait L’Indépendant le 4 juillet. Le problème ? Ce fait divers ne se passe pas en France, mais en Espagne. Et la première à le dénoncer n’est autre… que la fédération locale de chasse.
Ils en tuent tellement que ces #chasseurs jettent les sangliers à la poubelle… L’#association de chasse locale s’indigne https://t.co/QLhOEddf7P via @lindependant
— L'Indépendant (@lindependant) July 4, 2025
Difficile de passer à côté : des carcasses de sangliers entassées dans des conteneurs, présentées comme la preuve d’une chasse incontrôlée, irresponsable, et barbare. Voilà qui coche toutes les cases du buzz animaliste. Le titre est accusateur, la photo choquante. La recette est rodée.
Ce que l’article précise, mais bien plus bas, c’est que ces faits se sont déroulés en Espagne, dans la province de Gérone. Et que cette pratique a été immédiatement condamnée… par les chasseurs eux-mêmes, qui dénoncent ces comportements isolés, contraires aux règles de bonne conduite cynégétique.
Une désinformation de plus ?
Ce n’est pas la première fois qu’un média généraliste surfe sur une actualité locale étrangère pour jeter l’opprobre sur les chasseurs français. Ici, le procédé est grossier : un titre généraliste, des images frappantes, et un contexte local volontairement flou. Combien de lecteurs auront lu l’article jusqu’à la fin pour comprendre qu’il s’agissait d’un fait divers espagnol ?
Une fausse affaire, un vrai problème
Ce qui s’est passé en Espagne est inacceptable. Mais ce qui est tout aussi inacceptable, c’est de laisser croire que cette pratique serait répandue ou tolérée en France. Les chasseurs français ne jettent pas les sangliers à la poubelle. Ils les consomment. Ou, lorsque la venaison est impropre à la consommation, ils la dirigent vers les filières adaptées.
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Bien entendu, comme dans toute activité humaine, il existe des idiots pour faire n’importe quoi. Mais on ne juge pas la totalité d’une pratique à l’aune de ses dérives (sauf quand on est un âne).
Cette confusion volontairement entretenue fait du mal à tous ceux qui, chaque jour, agissent pour gérer les déséquilibres de la faune sauvage dans le respect des règles sanitaires et éthiques. Elle dessert aussi la cause environnementale, qui a besoin de rigueur et non de caricatures.
La vérité ne fait pas cliquer
Alors oui, on abat beaucoup de sangliers. Parce que leur population explose. Parce qu’ils causent des dégâts agricoles et forestiers massifs. Parce que l’État, l’Europe et les agriculteurs nous demandent d’agir. Mais nous les abattons dans un cadre légal, rigoureux, et respectueux des règles sanitaires. Pas pour faire du remplissage de conteneurs.
La vérité est parfois moins spectaculaire qu’une photo-choc. Mais elle est plus utile à ceux qui agissent qu’à ceux qui commentent.
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L’indépendant pleins de feuilles et rien dedans Le torche-cul des catalans ( ce que me disaient certaines personnes quand j’habitais Narbonne….)
Que dire si ce n’est que ces journaux d’opinions et de désinformation sont fidèle à eux même . C’est lamentable ! A quand un ménage médiatique …