Malgré les conclusions claires des experts européens, le ministère de la Transition écologique veut imposer des moratoires sur neuf espèces d’oiseaux. Une décision purement idéologique, dénoncée par la FNC.
C’est un drôle de jeu auquel se prête aujourd’hui le ministère de la Transition écologique. Alors même que les travaux scientifiques mandatés par la Commission européenne ne désignent que trois espèces comme prioritaires en matière de gestion adaptative – la caille des blés, le canard siffleur et le fuligule milouin – voilà que la France se précipite pour imposer des restrictions sur… neuf espèces.
On parle ici d’un moratoire sur le fuligule milouin, d’une réduction de période de chasse pour le canard siffleur, la caille des blés, la grive mauvis, le canard souchet, le canard pilet et la sarcelle d’hiver. Cerise sur le gâteau : le lagopède alpin est également ajouté à la liste, alors même qu’il n’est concerné ni par les travaux européens ni par une décision du Conseil d’État, dont l’avis est encore en attente. Pourquoi tant de zèle ? Pour « verdir » la politique ? À en croire les faits, ce n’est pas autre chose.
Une posture contre les faits
Les scientifiques du TFRB (Task Force on the Recovery of Birds), missionnés par Bruxelles, ont travaillé pendant quatre ans pour modéliser la dynamique de 33 espèces d’oiseaux migrateurs. Démographie, fécondité, voies migratoires, tableaux de chasse… tout a été passé au crible. Et les résultats sont clairs : seules trois espèces nécessitent à ce jour une gestion spécifique, sans exiger pour autant un moratoire immédiat.
Face à cela, la Commission européenne avait, dès novembre 2024, émis des recommandations précipitées. Mais les États membres, lucides, ont rejeté ces propositions. Même la Commission, lors de la réunion du 1er avril 2025, a reconnu qu’il fallait attendre l’automne 2025 pour statuer sérieusement. Tous… sauf la France.
Une ministre hors-sol et hors science
La Fédération Nationale des Chasseurs dénonce un virage idéologique assumé. Pour Willy Schraen, président de la FNC, la ministre Agnès Pannier-Runacher « mélange le sucré et le salé » dans un brouet politique où la chasse sert de faire-valoir à sa réputation verte. C’est, selon lui, une stratégie de communication opportuniste, déconnectée des faits et des acteurs du terrain. La « réouverture » de la chasse à la tourterelle des bois sous quota n’est qu’un leurre : à cette époque de l’année, il n’y en a plus une seule dans le ciel.
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Ce « deal » proposé aux chasseurs ressemble plus à une trahison camouflée. Derrière quelques mesures symboliques se cache une cascade de restrictions, décidées sans base scientifique solide, ni concertation. L’attaque est directe, brutale, et vise à affaiblir encore un peu plus le monde de la chasse.
Une déclaration de guerre
Ce n’est pas la première fois qu’un ministre de l’écologie joue cette carte. Mais rarement avec autant de cynisme assumé. Derrière l’apparente complexité technique des décisions se dissimule un agenda politique qui ne dit pas son nom : marginaliser les chasseurs, quitte à ignorer les recommandations des experts mandatés… par l’Europe elle-même !
La FNC appelle à la mobilisation. Non pas pour défendre un droit archaïque, comme certains aimeraient le caricaturer, mais pour défendre la rigueur, la cohérence, et le respect d’une parole donnée. Quand la science valide certaines pratiques, il n’y a aucune justification à des interdictions arbitraires, sinon celle de céder à la pression médiatique ou militante.
Dans ce dossier, la chasse est une victime collatérale d’un verdissement idéologique sans boussole. Et si l’on commence à s’asseoir sur la science pour plaire à quelques influenceurs verts, alors que reste-t-il du débat démocratique ?
Il ne s’agit plus seulement de défendre quelques dates d’ouverture ou de fermeture : il s’agit de défendre la légitimité même d’une gestion cynégétique fondée sur la connaissance, la concertation, et la raison.
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Et après, les anti chasse qui prétendent que Macron est le président qui a fait le plus de cadeaux aux chasseurs. Nommer que des ministres anti chasse, ça oui !
Pour la caille, c’est simple : il faudrait arrêter de déchaumer après les moissons pour ne pas laisser la terre brûler au soleil et maintenir un couvert nourricier. Les anciens disaient que la terre ne devait jamais rester nue…..
Oui mais ça, le déchaumage,c’est une décision pour absorber les pluies l’hiver,c’est tellement mieux de trouver cette solution la quitte a tuer la faune et la flore que d’arrêter de bétonner!
Le déchaumage , c est travailler le sol à faible profondeur après la moisson pour enterrer les graines des adventices rejetées par la moissonneuse batteuse afin de les faire germer pour pouvoir ensuite les détruire avec un labour entre autre , avant que celles ci ne soient au stade graine .
Donc vous evitez en partie la multiplication des adventices mécaniquement à la place d un désherbant, c est aussi alléger sont plan désherbage pour les années suivantes , c est un des objectifs du déchaumage.
Si vous êtes dans une zone avec un CIPAN obligatoire , celui ci s implante lors du déchaumage.
Le déchaumage evite la propagation d un incendie.
Etc……
La seule mobilisation efficace serait la grève de la chasse. Si avec ces moratoires personne n’a compris que les chasseurs sont destinés à devenir des régulateurs uniquement quand on les y autorise…
Complètement d accord,il faudrait que nos dirigeants arrêtent de se contenter de remplir des dossiers,de belles paroles dans les médias,mais organisent des manifestations,voir l arrêt complet de toutes les chasses et que nous soyons tous solidaires.on.a un exemple les espagnols l ont fait,ils ont vite obtenus de bonnes avancées.
Bonjour Thierry , vous avez raison , nous finirons en idiots utiles , des régulateurs bénévoles , sangliers , cervidés , corvidés et autres nuisibles , nous n’aurons droit qu’à ça . Comme le dit si bien Richard , le seul moyen de pression que nous ayons c’est de laisser les fusils au râtelier .
Bonjour, concernant le moratoire, les espèces visées, le rôle de l’Europe, le rôle de la FNC , le rôle du ministère…
Ben moi, je n’y comprends rien.
Pourriez vous faire une explication claire, car dans tous les articles qui en parlent, on dirait que vous vous adressez à des personnes déjà bien au courant et bien moi je n’ai pas tout compris
Bonjour Denis
Pour essayer de faire court:
1) l’Europe a créé un groupe de scientifiques (TRFB) pour mettre en place la chasse durable des oiseaux migrateurs. Ces scientifiques ont étudié toutes les données disponibles (populations, prélèvements…). L’an dernier, ils ont conclu que la chasse est durable sauf pour neuf espèces et qu’il faut une gestion adaptative (= adapter les quotas en fonction de la santé de l’espèce) pour ces oiseaux. En clair, il faut suspendre la chasse du milouin, du siffleur, de la caille et de la grive mauvis; il faut diviser par deux les prélèvements du souchet, du pilet et de la sarcelle. Cela en attendant de mettre en place la gestion adaptative. L’Europe a dit aux états d’appliquer cela à partir de 2025. Elle a dit aussi que la chasse de la tourterelle des bois peut reprendre car les effectifs ont augmenté depuis 2020.
2) La ministre a eu plusieurs rendez-vous avec la FNC pour en discuter mais la FNC a tout refusé à chaque fois. A la fin, la ministre a envoyé un projet d’arrêté qui reprend une partie de ce que demande l’Europe: suspension de la chasse du milouin seulement, fermeture avancée à la mi-janvier pour les autres espèces, réouverture de la tourterelle. La FNC continue de rejeter le projet et refuse de négocier.
Sylvain,expliquez moi comment un chasseur âgé ne possédant pas de smartphone va faire sinon arrêter de chasser.ces mesures vont elles s appliquer a la norvege,a la Russie ect.ect.il me semble avoir lu que 20000 siffleurs étaient gazés avec les oies en Hollande et nous on devrait les regarder.ces mesures sont inapplicables et puis si c est comme le loup rien que le fait de participer au comptage le nombre a fait un bond de 300.