Une joggeuse enceinte grièvement mordue par deux chiens de protection dans les Alpes-Maritimes : derrière ce drame humain, c’est toute la cohabitation entre loups, troupeaux et randonneurs qui interroge.
Si vous voulez le #loup, les gens, il va falloir accepter les chiens, et les risques, qui vont avec…#Loups #Élevage https://t.co/hVTeF8jlCc
— Franc Aller (@FrancAller_info) July 3, 2025
Une joggeuse (enceinte nous raconte-t-on) a été attaquée par deux chiens de protection, des bergés d’Anatolie, alors qu’elle traversait une zone de pâturage. La scène est violente, et personne ne souhaite la minimiser. Mais posons la question que beaucoup évitent : que font ces chiens ici, sinon pallier une menace que l’État refuse de gérer ?
Car à l’origine de tout cela, il y a le loup. Ou plutôt son expansion fulgurante, encouragée, protégée, sanctuarisée, au mépris des éleveurs et bergers. Face aux attaques répétées, face aux dizaines de milliers de brebis égorgées chaque année, les chiens de protection sont devenus la dernière ligne de défense. Ils ne sont ni méchants, ni fous, ni agressifs sans raison. Ils font leur travail. Un travail difficile : discerner, dans le flot des intrus potentiels, ce qui relève du prédateur et ce qui relève du simple promeneur.
Mais dans les faits, tout est plus compliqué. Les sentiers sont de plus en plus fréquentés. Joggeurs, randonneurs, cyclistes, amateurs de trail… Tous traversent ces estives sans toujours comprendre qu’ils pénètrent dans un espace pastoral. Loin d’être une nature vierge, la montagne est un espace travaillé, occupé, protégé. Et quand un chien voit débouler un coureur haletant, surgissant derrière une crête, que doit-il penser ? Il protège. Par réflexe. Par mission. Parce que c’est pour cela qu’il est là.
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Alors comment fait-on ? On ne peut pas à la fois vouloir des loups et refuser les chiens. On ne peut pas sanctuariser les prédateurs et exiger que les brebis soient livrées sans défense. La cohabitation suppose des règles. Des signalements clairs sur les zones de pâturage. Des comportements adaptés : on ne traverse pas une zone gardée en courant, encore moins en criant. On passe lentement, calmement, et on respecte les distances. Cela suppose aussi un effort des éleveurs, qui doivent veiller à une bonne socialisation de leurs chiens. Mais ces efforts sont déjà massifs. Et ce n’est pas aux bergers, en bout de chaîne, d’assumer seuls les contradictions de la société.
L’État ne peut plus se contenter de protéger le loup à Paris et d’abandonner les territoires à leur sort. Protéger les loups sans organiser sérieusement la protection des troupeaux et la sécurité des promeneurs, c’est jouer avec des vies humaines. C’est mettre les bergers en première ligne, et les touristes face à des risques qu’ils n’ont pas choisis.
La montagne n’est pas un parc d’attractions. Elle est vivante, rude, partagée entre des usages multiples. Vouloir y laisser le loup sans accepter les chiens, c’est rêver d’une nature fantasmée, sans conflit et sans réalité.
Alors, que choisit-on ? Le confort d’une nature de carte postale ou la responsabilité d’un équilibre réel ?
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Des randonneurs se font attaquer par des patous , c’est terrible , mais avant peu ils se feront attaquer par des loups , et là l’issue ne sera pas la même .
Mouais…. c’est pas avec ce genre d’arguments digne d’un pillier de comptoir que l’on va avancer… L’ere du grand méchant loup est révolue depuis longtemps.
Faux ! Monsieur pich,ce qui est arrivé au moyen âge, voir plus proche de nous, recommencera si on laisse trop proliférer les loups,faites un peu de lecture et de recherche et vous verrez que j’ai raison .
Pich,on oblige les éleveurs de se doter de patous que le contribuable finance.des incidents dus aux loups se sont déjà produits mais sont loin d être médiatisés .ce n est pas pour rien que beaucoup de pays ont décidé d en tué une partie.les protéger ,font qu ils ne craignent plus l homme et puis pensez un peu aux éleveurs d ailleurs certains commencent à abandonner.
La socialisation des chiens de protection est essentielle . Les Leonbergs ou les Bergers allemands sont-ils statistiquement agressifs vis à vis des êtres humains ?
La réduction des zones forestières ou l’artificialisation de certains espaces naturels rapprochent mécaniquement le loup des zones où l’homme est présent pour chasser. La peur de l’homme est endémique à cet espèce mais encore faut-il maintenir cette distance en lui opposant un individu qui lui est plus dissuasif de par ses aptitudes naturelles à marquer olfactivement le périmètre protégé, à le détecter à distance en coordonnant le cerclage de dissuasion et à le mettre en échec pour le dissuader de revenir si nécessaire. Les chiens gardiens de troupeaux sont sélectionnés pour ça, encore reste-t-il à les socialiser.
Mais ou il est le votre d’argument pilier de point de deal ????
Quand un accident grave arrivera (et ça arrivera).
j’espère que les écologistes reconnaîtront et assumeront leur responsabilité.
La réduction des zones forestières ou l’artificialisation de certains espaces naturels rapprochent mécaniquement le loup des zones où l’homme est présent pour chasser. La peur de l’humain est endémique à cette espèce mais encore faut-il maintenir cette distance en lui opposant un individu qui lui est plus dissuasif de par ses aptitudes naturelles à marquer olfactivement le périmètre protégé, à le détecter à distance en coordonnant le cerclage de dissuasion et à le mettre en échec si nécessaire pour bloquer ses intentions futures. Les chiens gardiens de troupeaux sont sélectionnés pour ça, encore reste-t-il à les socialiser.
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