Alors que l’association One Voice a saisi le Conseil d’État pour faire interdire la chasse traditionnelle à la palombe dans le Sud-Ouest, les fédérations appellent le gouvernement à tenir ses engagements.
#Chasse à la palombe aux filets : l'association One Voice saisit le Conseil d'Etat pour faire interdire cette pratique.#animaux
— Stop Chasse de loisir (@Stop_chasse) September 4, 2025
One Voice estime que ces arrêtés français sont en contradiction avec la directive oiseaux de la Commission européenne.https://t.co/jmdagfIIw1
L’histoire est connue : un énième recours d’une ONG animaliste, la même mécanique judiciaire, le même objectif à peine masqué — l’éradication des chasses traditionnelles. Cette fois, c’est la palombe qui est visée. One Voice a saisi le 7 août le Conseil d’État pour obtenir l’abrogation des arrêtés ministériels autorisant la capture de ces oiseaux au filet, les fameuses pantes, dans cinq départements du Sud-Ouest : Landes, Lot-et-Garonne, Gironde, Gers et Pyrénées-Atlantiques.
L’argumentaire est rodé : ces filets seraient « non sélectifs » et donc contraires à la directive européenne « Oiseaux ». Un copier-coller des recours déjà intentés par le passé. Pour les animalistes, peu importe le poids de l’ancrage culturel ou le fait que cette chasse n’a jamais menacé l’espèce : la ligne reste la même, démanteler la chasse pièce par pièce.
Une première pour le Conseil d’État
Jamais la plus haute juridiction administrative ne s’était prononcée sur la chasse de la palombe aux filets. Ce recours marque donc une étape, et les associations espèrent, à l’image de leurs précédentes offensives, obtenir une jurisprudence favorable à leurs thèses. On notera toutefois que la procédure risque de durer plusieurs mois, voire plusieurs années, ce qui devrait permettre la tenue de la saison 2025 dans les palombières.
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One Voice, elle, l’assume sans détour : « On espère que ce sera la dernière saison. » Une formule qui illustre bien l’objectif final : effacer méthodiquement la chasse.
La Fédération nationale des chasseurs sonne l’alerte
Face à cette nouvelle offensive, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) a réagi immédiatement. Dans un communiqué, elle appelle le gouvernement à « assurer une défense sans faille » de ces chasses patrimoniales. Une manière de rappeler aux ministres que des engagements ont été pris et qu’il ne saurait être question de laisser tomber les chasseurs du Sud-Ouest, après avoir déjà concédé trop de terrain dans les dossiers précédents.
Une bataille sans fin ?
L’épisode illustre le piège désormais classique : interdiction par le Conseil d’État, nouvelle autorisation ministérielle, nouveau recours associatif. Ce va-et-vient permanent ne satisfait personne, sinon les ONG dont l’activisme procédurier devient une arme politique. En attendant, les chasseurs, eux, doivent chaque année pratiquer leur passion dans l’incertitude, comme si la culture transmise de génération en génération n’avait plus de valeur.
Derrière cette énième attaque, c’est bien une vision de la ruralité qui se joue : celle d’un pays qui assume ses cultures locales face à ceux qui, au nom d’un dogme, veulent effacer des siècles de savoir-faire. La chasse à la palombe aux filets n’est pas une menace pour l’espèce : c’est un pan de notre patrimoine vivant.
A voir en vidéo :











Bonjour,tous les chasseurs sont concernés !leur but,disparition de toutes les chasses…il faut rien lâcher !!et le ministère est infiltré. Espérons du changement avec le futur gouvernement !