LFI : trompe de chasse et cor d’abondance

Chasse Actu
date 24 octobre 2025
author Richard sur Terre

En commission des finances, les insoumis ont fait adopter une taxe sur la chasse à courre… que le droit fiscal interdit pourtant d’appliquer. Le triomphe de l’incompétence.

Il y a des amendements qu’on espère humoristiques, tant leur absurdité dépasse l’entendement. Celui porté par La France insoumise dans le cadre du budget 2026 entre dans cette catégorie : appliquer un taux de TVA à 33 % sur les “produits de luxe”, parmi lesquels — tenez-vous bien — les cotisations des équipages de chasse à courre, ainsi que leurs vêtements et accessoires.

La blague aurait pu s’arrêter là. Mais non : le 22 octobre 2025, la commission des finances de l’Assemblée nationale a bel et bien adopté cette proposition. Autrement dit, des députés chargés de voter le budget de la France ont validé une mesure techniquement inapplicable, juridiquement absurde et fiscalement illégale.

Ce n’est qu’au moment du vote global sur le “package recettes” que tout le bloc a été rejeté — sauvant in extremis le bon sens.

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Car rappelons-le : les équipages de vénerie sont des associations loi 1901, à but non lucratif, gérées bénévolement. Leurs cotisations ne sont ni des ventes, ni des prestations, mais des contributions associatives. Elles sont donc hors champ de la TVA.

La France insoumise ne voulait pas corriger une injustice : elle voulait taxer l’intaxable. Et nous voici réduits à sonder l’insondable.

Ce vote n’est pas anecdotique. Il révèle une incompétence de fond, devenue mode de gouvernement alternatif. Comment des élus si prompts à “refaire la fiscalité” peuvent-ils ignorer les bases du Code général des impôts ? Comment, en 2025, une commission parlementaire peut-elle adopter un texte en contradiction directe avec la directive européenne sur la TVA ?

Pendant ce temps, les équipages de chasse à courre continuent de vivre loin du luxe que fantasme LFI.
Leurs cotisations varient entre 100 et 1 000 euros par an, couvrant à peine l’entretien des chiens, des chevaux et du matériel. Leurs artisans selliers, bottiers et trompes de cuivre travaillent pour des marges si faibles qu’aucune maison de couture ne les envierait.

Mais qu’importe : pour les insoumis, tout ce qui brille un peu de tradition mérite la suspicion fiscale.

L’épisode a donc valeur de diagnostic : La France insoumise ne gouvernerait pas, elle improviserait. Incapable de distinguer un impôt d’une cotisation ou une association d’une entreprise, elle se prend les pieds dans le droit comme un étudiant de première année. Ces apprentis législateurs prétendent réécrire la fiscalité française sans même en connaître l’alphabet. 

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4 Commentaires :
  1. AJH
    24/10/25

    Et ce n’est qu’un exemple de leur incompétence qui est étendue à de nombreux domaines . La seule chose qui tienne chez eux c’est la haine de ce qui n’est pas eux.

  2. JEANTON
    24/10/25

    joli texte merci pour ça.

  3. Jean 2
    24/10/25

    Bonjour, désespérant ! Ces gens sont hors sol depuis le début, j’espère que leurs électeurs s’en aperçoivent ,afin de les faire disparaître de l’hémicycle.

  4. Tom Chender
    31/10/25

    Je propose de taxer a 33% les revenus de Melanchon !

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