Agrainage illégal sanctionné

Chasse Actu
date 22 janvier 2026
author Richard sur Terre

Chaque fois qu’un cas d’agrainage illégal est mis au jour, la même confusion est entretenue. Comme si la chasse se révélait enfin. Comme si ces pratiques disaient quelque chose de sa nature. 

La chasse n’a jamais nié l’existence de dérives. Elle les a même nommées avant les autres. Elle les combat depuis des années dans l’indifférence générale, souvent dans l’hostilité médiatique. Agrainage massif, territoires transformés en garde-manger, logique de rente cynégétique : ce vocabulaire-là, ce sont d’abord les chasseurs qui l’ont mis sur la table. Parce qu’ils en payent le prix. En dégâts agricoles, en tensions locales, en image publique dégradée.

Dans les communes concernées, ce ne sont pas des concepts qui trinquent. Ce sont des champs retournés, des clôtures arrachées, des agriculteurs qui passent l’hiver à réparer ce que d’autres ont entretenu par confort ou par cynisme. Ce sont aussi les chasseurs de territoires voisins qui récupèrent la pression, les nuisances, les reproches, parfois les sanctions collectives. L’agrainage illégal trahit d’abord la chasse.

Face à cela, la réponse est claire. Quand l’État sanctionne, quand l’OFB contrôle, quand une interdiction tombe, les chasseurs applaudissent.

A lire aussi : L’agrainage du sanglier en question 

Contrairement aux activistes anti-chasse pour qui ces dérives ne sont pas un problème à résoudre, mais un matériau de propagande. Chaque infraction devient un récit, chaque exception un portrait général, et chaque sanction une preuve que tout le reste serait illégitime. Leur malhonnête besogne consiste à réduire la chasse à ses marges les plus condamnables, puis de faire croire que ces marges forment le centre.

La chasse ne se résume pas à ses dérives. En revanche elle se jugera à sa promptitude à les dénoncer et à les éliminer. Ceux qui violent les règles de la chasse à des fins mercantiles ou récréatives sont autant ses ennemis que ceux qui se sont jurés de la faire disparaitre.

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32 Commentaires :
  1. Luc
    23/01/26

    Ouais, enfin chez nous, y’a de l’agrainnage illegal en plein bois, en Dordogne, a 4kms des cultures, je ne vois pas l’intérêt, si ce n’est de garder les sangliers sur un secteur de jeu/chasse…..

  2. Luc
    23/01/26

    Ouais, enfin chez nous, y’a de l’agrainnage illegal en plein bois, en Dordogne, a 4kms des cultures, je ne vois pas l’intérêt, si ce n’est de garder les sangliers sur un secteur de jeu/chasse….

  3. Un inconnu
    23/01/26

    Lorsqu’il est utile, calculé et raisonnable, l’agrainage doit être utilisé, il est utilisé par certains confrères agriculteur afin d’éloigner le gibier un maximum des cultures et pourtant utilisé par des non chasseurs…

    1. Unconnu
      23/01/26

      J’ai vu des chasseurs tués des sangliers au pied des agrainoirs

      1. Lolo0126
        24/01/26

        Et toi tu es un menteur ! Ou tu regarde trop les vidéos américaines !

      2. Djdance
        24/01/26

        Encore un anti chasse qui raconte n importe quoi,,,quand on connais la chasse on c est parfaitement que les sangliers ,ne reste jamais à côté d un point d agrenage , le sanglier et un voyageur nocturne qui cherche sa nourriture en fonction du biotope, pour voir des sangliers tués devant un agrenoir sa ne peut être que la nuit ,donc sa s appelle du braconnage donc la teneur de se messages et tous simplement mensongère ,

    2. dide
      23/01/26

      L’agrainage devrait être autorisé dans tous les bois ou landes de moins de 100 hectares et interdit pour plus car il n’y a pas que le gros gibiers qui en profiteraient (peuves à l,appuis ) faisants lièvres cannards blaireaux corbeaux ext en raffolent

  4. Un inconnu certain
    23/01/26

    Lorsqu’il est utile, calculé et raisonnable, l’agrainage doit être utilisé, il est utilisé par certains confrères agriculteur afin d’éloigner le gibier un maximum des cultures et pourtant utilisé par des non chasseurs…

  5. Dv
    23/01/26

    Comment retourner une derive pour essayer de preserver son image …

  6. Unconnu
    23/01/26

    C’est dégueulasse de tués un sa nglier près d’un agrainoir c’est pas de la chasse il faut sanstionner

  7. Chareyre
    23/01/26

    Mais bien sûr que l agrainage existe dans le sud c’est une pratique que couran
    te
    Plus de sanglier plus de chasseur plus de business c’est du commerce et je sais de quoi je parle

    1. Jean
      24/01/26

      L ‘aigrenage cache le manque de ‘espace naturelle pour la faune et la biodiversitee. Cette pratique permet aux chausseurs de tuer des animaux et donnant l ‘illusion qu ‘il foissont de gibier contraints à s ‘entasser dans de minuscule espace souvent clôturer. C ‘est un cache misère.

      1. Sylvicot
        24/01/26

        Depuis 1980, 2 millions d’́hectares de forêts de plus, ne croyez pas la propagande des pseudos écolos citadins

    2. Arnaud
      28/01/26

      Si tu sais de quoi tu parles alors ferme ta bouche

  8. Bréttes
    24/01/26

    Vous êtes des ignobles pas de respect des bons a rien enfoirés disait « Coluche »je demande le remboursement dé mon permis car je n ai que deux palombes au début ou je porte plainte et je braconne comme les autres

  9. Bréttes
    24/01/26

    En redressement judiciaire et alors enfoirés

    1. Marcello
      24/01/26

      Et bien pour manger vous le voyez en ville et a cote des maisons et dans les cultures …juste un peu de réflexion……

  10. Guillaume
    24/01/26

    Je ne suis pas d’accord avec cet article Richard. Certes, quand on outrepasse la loi il y a sanction, c’est normal, rien a redire.
    Mais se draper d’éthique de chasse tout en assumant une régulation optimale des sangliers, la contorsion commence a être difficile.
    On reproche aux chasseurs de ne pas tuer asser de sangliers et en même temps on leur reproche la tentation d’utiliser des méthodes efficaces.
    Faudrait savoir ce qu’on veut.
    Des chasses devenues commerciales ? Au vu des sommes astronomiques payées par les chasseurs pour pratiquer, que ce soit le tarif des baux de chasse ou les dégâts du grand gibier, vous pensez que l’argent qui sort de nos poches est infini ? Mis a part de trouver des nouveaux partenaires prêts a mettre la main au portefeuille, comment financer tout ça ? A qui la faute de ce système au final ?
    Pour info en Alsace, nous pratiquons l’agrainage à la « kirrung », des petites quantités de maïs sur des postes fixes autorisé toute l’année, afin de pouvoir prélever régulièrement des sangliers et présenter des résultats de régulation minimums sans matraquer les forêts de battues intempestives. Battues qui par ailleurs sont pointées du doigt en permanence par l’opinion publique comme dérangeante, dangereuses, s’accaparant les forêts aux détriment des autres usagers, et j’en passe.
    En bref faut arrêter de ménager la chèvre et le choux, ça ne mène a rien.

    1. Mayeu
      24/01/26

      Entièrement d’accord. Il y a peut être une réflexion à avoir sur le système de timbres sanglier q’on a chez nous par rapport au système de bracelets dans le reste de la France. Le sanglier peut monter très vite et le système Alsacien permet je pense d’être réactif rapidement et d’intervenir avant de se voir imposer des bracelets quand c’est trop tard.

      1. Guillaume
        24/01/26

        Effectivement, en France au vu de la situation, les bracelets sanglier n’ont plus lieu d’être. De mon point de vue, la seule raison que cela persiste est la manne financière sur les verbalisations de l’ofb.
        Par contre le système alsacien nous coûte TRÈS cher. Déjà l’attribution des baux se fait quasiment aux enchères, imaginez bien au vu des sommes demandées, que pour obtenir un bail votre situation financière personnelle doit être très solide, ainsi que celle de vos partenaires. Une belle porte ouverte aux étrangers qui possèdent une bonne partie des chasses dans le sud de l’Alsace, au détriment des locaux qui souvent doivent se rabattre sur les départements voisins pour pouvoir chasser.
        Sans parler du fond d’indemnisation degats sanglier, une vraie roulette russe pour avoir un estimateur qui n’a pas de conflit d’intérêt avec les agriculteurs, sans parler du taux d’indemnisation totalement arbitraire dont personne ne sait comment il est calculé. Au final on a un fond d’indemnisation qui a le droit de taper financièrement sur les chasseurs a sa guise en toute opacité sur les méthodes, qui peut vous faire retirer votre bail si vous refusez de payer et vous assigner au tribunal a vos frais. Et bien sur, cerise sur le gâteau, aucune autorité supérieure pour contrôler ces agissements, même le préfet n’a pas autorité sur eux…
        Vous avez dit mafia ?

  11. Oinne
    24/01/26

    Les vignerons champenois peuvent dire Merci à l’agrénage !!! Le sanglier adore le raisin et sans agrénage, les hordes de sangliers se jetteraient sur les vignes en bordure de forêt, avec d’énormes dégâts sur le vignoble !

  12. Jannes
    24/01/26

    Bonjour peut importe les états d’âmes Ilya trop de sangliers ceux qui sont contre toute méthode quand ils se lèvent le matin
    Je ne leur souhaite pas d’accident !
    Il ne faut pas oublier qu’à cette allure les cotisations assurances vont augmenter En plus le risque de maladie augmente
    Bonne réception

  13. Jean
    24/01/26

    L ‘aigrenage cache le manque de ‘espace naturelle pour la faune et la biodiversitee. Cette pratique permet aux chausseurs de tuer des animaux et donnant l ‘illusion qu ‘il foissont de gibier contraints à s ‘entasser dans de minuscule espace souvent clôturer. C ‘est un cache misère.

    1. Mayeu
      24/01/26

      + 28% de forêt depuis 1970 …

      1. Jmarc
        26/01/26

        Pas de foret mais de culture de bois ce qui est différent. 25 hect de douglas n’apporte rien à la faune et la flore mais au contraire l’appauvrisse

  14. Guillaume
    24/01/26

    Manque d’espace naturel ? Vous me faites rire, il n’y a jamais eu autant de forêts en France. Arrêtez de gober les inepties des gauchistes.
    La prolifération du grand gibier est directement en rapport avec les monocultures industrielles, les conditions climatiques favorables et la baisse du nombre de chasseurs.

  15. Djdance
    24/01/26

    L’agréage en période de chasse est interdit, donc difficile à croire certains propos,,, par contre, il serait plus judicieux de condamner les caméras de chasse qui filme nuit et jour les points d’agrainage et de passage d animaux sauvages, tellement facile après de tuer puisqu’on sait l’heure exact où l’animal est passé j’appelle pas sa de la chasse mais du braconnage

    1. Guillaume
      25/01/26

      Avant de raconter n’importe quoi sur l’agrainage lisez le schéma de gestion cynégétique de votre département. Et sachez qu’il varie selon les problématiques des différentes régions de France.
      Les caméras de chasse sont une aide mais ce n’est certainement pas miraculeux comme vous semblez le croire. Les animaux sont principalement actifs la nuit et ils ne peuvent donc pas être chassés. Hormis le tir de destruction nocturne du sanglier en Alsace Lorraine, il est strictement interdit de chasser avant et après l’heure légale de chasse, a savoir 1h avant le lever du soleil et une heure après son coucher, heure du chef lieu du département.

  16. Souvigné Pierre
    25/01/26

    Pratiquant l’ agrainage de dissuasion depuis de nombreuses années dans un but essentiel de réduire les dégâts de sangliers, pour améliorer les pratiques d’ agrainage de dissuasion, cela devrait être soumis à autorisation préalable après un suivi de formation

  17. Xavier09
    27/01/26

    Ces départements de l’Est de la France n’ont absolument pas les mêmes façons de chasser le grand gibier que dans le sud de la France. Ils n’ont pas les mêmes règlements. Ils ont des lois locales héritées des temps jadis. Si ces départements avaient un système d’ACCA, ils auraient beaucoup plus de chasseurs, car les actions chasse sont très chères. Beaucoup de locations de territoires ne pourraient plus ce faire car les surfaces seraient trop petites et la chasse serait bien plus populaire. C’est sûr cela ferait un manque à gagner aux propriétaires fonciers. Les bracelets, boutons et autres systèmes de marquage pour sangliers devraient être banni. Les chasseurs paient déjà pour les dégâts au travers du permis national. De plus cet argent récolté par ces fédé là, sert à indemniser des territoires qui gèrent le sanglier pour avoir une attractivité pour justifier les prix des baux et des actions. Le serpent qui se mord la queue…

  18. Félix
    27/01/26

    Bonjour j’ aimerais qu on m explique que d un département a l autre c est autorisé ou interdit alors que les départements sont lumitrophes et il en est de même pour les bagues a sanglier non ?

  19. Félix
    27/01/26

    J ai vu des chasses ou on agrainait par tonne et durant toute l annee et de l autre petite chasse respzectait et avait énormément de controle alors que l autre on laissait faire et l agrainage ne permet il pas de maintenir sangliers sur territoire ainsi que certains chasseurs? Jeune j ai rarement vu des sangliers de plus de 100 kilos ou des laies de 30 ou 40 kg pleines de plus le sanglier se déplace la ou il y a à manger bord de route dechets pres des maisons et routes pour etre tranquil. Face a raréfaction du gibier il ne reste que le sanglier a chasser ou le faisan de lachers dans beaucoup de chasse combien de chasse au petit gibier sont passes au grand gibier chevreuil sangliers généralement. La perdrix en beauce a presque disparu le lievre deux ou 3 dimanche il ne reste plus grand chose becasse de passage ramier lapin disparu dans beaucoup de chasse sont passes au gros sangliers surtout

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