Pour Stop Dérives Chasse, l’explosion des populations d’ongulés serait la preuve de l’inefficacité de la chasse. Conclusion implicite : supprimons-la, et tout devrait rentrer dans l’ordre. Oui c’est absurde.
C’est un raisonnement qui tourne en rond et finit par se mordre la queue. À lire le communiqué du collectif Stop Dérives Chasse, on croirait entendre quelqu’un reprocher aux pompiers de ne pas avoir éradiqué définitivement le feu, alors qu’ils passent leurs journées à le contenir. La solution logique, selon ces grands stratèges, serait donc d’interdire les pompiers.
En Wallonie, le sanglier a triplé en trente ans, le chevreuil et le cerf ont doublé. Ce constat est juste. Mais le collectif en tire une conclusion grotesque : la chasse aurait “échoué” dans sa mission de régulation. Comme si les chasseurs étaient responsables des hivers plus doux, des cultures de maïs omniprésentes ou des paysages agricoles qui favorisent la reproduction du gibier. Comme si, sans chasse, les populations n’auraient pas explosé dix fois plus vite.
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Ce que ces 80 associations “anti” omettent soigneusement de dire, c’est que la chasse abat déjà chaque année des dizaines de milliers d’animaux en Wallonie. Sans cette pression cynégétique, les dégâts agricoles, les collisions routières et les déséquilibres forestiers seraient proprement ingérables. Le rôle de la chasse n’est pas d’effacer miraculeusement trente ans de mutations écologiques et agricoles, mais de contenir leurs conséquences. Et sur ce terrain, les faits sont clairs : il n’existe aucune autre méthode de gestion crédible.
Le plus ironique reste la conclusion du collectif : “il faut ajuster localement les prélèvements, associer les forestiers, les agriculteurs, les chasseurs…” Autrement dit, organiser une gestion cynégétique mieux coordonnée. Exactement ce que demandent les chasseurs depuis des années.
Derrière le masque, on retrouve toujours la même mécanique : attaquer la chasse par principe, puis lui emprunter ses solutions en les repeignant aux couleurs de la “durabilité”. À force, ça ne trompe plus personne.
A voir en vidéo :











Arrêtons le tir du sanglier 3 ans, facturons les dégâts (collisions, cultures, déséquilibres forestiers…) aux habitants et attendons.
« S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ! », les Shadocks, années 60.
Bonjour, ha! ha! ha! encore une histoire belge!!décidément.,il font toujours la « blague «