La mort d’un « roi de la forêt » enflamme les imaginaires et creuse encore un peu plus le gouffre entre la nature et la représentation qu’on s’en fait.
« Nous avons une règle tacite : on ne prend pas de cerf à empaumure avant le 1er octobre. »
— Franc Aller (@FrancAller_info) November 9, 2025
Et là, faire capter à @ErsiliaSoudais, qui a posé sa petite crotte de question parlementaire…
Vous êtes des héros, la Société de #Vénerie.#Chasse #ChassePartage https://t.co/TADmUdpmzC…
Ils disent « Ils ont tué un roi ». Ils parlent d’un cerf comme on parlerait d’un souverain renversé, d’un héros tombé face au dragon, ou d’un personnage de conte. Et dans ce glissement de vocabulaire se trouve tout le mensonge contemporain : la personnification de la faune sauvage. On ne parle plus de cerfs, d’animaux, ou de dynamiques de population. On parle de Roi.
La nature devient un théâtre où l’homme projette ses émotions. Et dès lors, toute mort devient sacrilège. Cette vision est confortable, touchante, mais fausse.
Le sauvage n’est pas un parc à thème pour petits cœurs tout mous. Ce n’est pas une réserve de peluches vivantes destinées à satisfaire nos béates contemplations. La forêt est un milieu vivant, hiérarchisé, compétitif, où la mort n’est pas « un scandale » mais une structure. Les cerfs vieillissent, dominent, déclinent, meurent. Certains sont pris, d’autres pas. C’est la loi de la Nature, pas celle des romans Harlequin.
Or, ce que la polémique autour de Fontainebleau révèle, ce n’est pas un conflit entre chasseurs et photographes. C’est le heurt brutal entre deux façons d’habiter la nature.
D’un côté, ceux qui regardent le sauvage en se plaçant « en dehors ». De l’autre, ceux qui en font partie.
Les photographes qui nomment les cerfs (pain béni pour les journaleux), qui les suivent, qui les « connaissent » ne sont pas neutres. Ils déplacent ces animaux du champ de la nature vers celui de l’affect. Ils en font des personnages. Et à partir du moment où l’on transforme la nature en fiction, il n’y a plus de place pour la prédation, pour la sélection, pour le cycle.
La réalité devient offensante.
C’est dans cette brèche émotionnelle que s’engouffrent les militants. Et derrière eux, les politiques.
Quand Ersilia Soudais, députée LFI (qui, pardonnez ma franchise, fait honte à la France dès qu’elle ouvre la bouche), demande la dissolution d’un équipage de vénerie avant la fin des enquêtes en cours, elle ne parle pas d’écologie : elle parle d’image. Elle exploite une émotion — un filon narratif — dans le seul but d’exister politiquement. C’est de la com quoi.
La chasse à courre, qu’on l’aime ou non, ne détruit pas l’équilibre forestier. Elle y participe, modestement certes, mais réellement. Elle sélectionne, elle limite, elle maintient l’alerte comportementale. Elle s’inscrit dans un milieu où la croissance des populations de cervidés est un défi constant pour la régénération des massifs. Mais ça, tout le monde s’en fout.
Nous sommes dans un temps où l’émotion l’emporte sur la compréhension, où l’image du cerf vaut plus que la forêt qui le porte, où l’on préfère pleurer un animal plutôt que penser le milieu qui le nourrit.
Alors il faut le dire simplement :
La forêt n’est pas un sanctuaire. Le cerf n’est pas un personnage. La nature n’est pas un doudou de soutien émotionnel. Si nous cessons de la comprendre comme un système vivant, fait de rapports de force, de mort et de renouveau, nous la perdrons.
Dieu que cette époque est fatigante.
A voir en vidéo :











LFI qui pleure la mort d’un roi…Ils osent vraiment tout !
Et c’est ce genre de gugusses qui veulent diriger la France….au secours
Bonjour, il faut qu’elle arrête de regarder des dessins animés !les seuls rois dans ce secteur, était louis xiv,henri iv,François 1er,et j’en passe,et des empereurs aussi,,Napoléon 1 er,entre autres,,ces gens de lfi sont à remplacer vite!!
Bonjour, de plus si ce cerf n’est pas pris lors d’une chasse à court, il sera surement tué lors d’une battue à tir.
Le plus grave,quant on voit le raisonnement de ces élus ,payes grâce à nos impôts ,sensés voter des lois pour redresser le pays,on est mal barré.
Demain ils pleureront parce que les populations de cervidés et de suidés seront devenues ingérables, les sangliers se régalent déjà dans les poubelles en pleine ville, je l’avais déjà constaté à Fontainebleau il y dix ans, j’en possède encore des vidéos. S’ils aiment voir des animaux de près, plus besoin d’aller en forêt, il suffit d’arrêter la chasse durant deux ans et ils auront le plaisir de les voir dans leurs jardins.
Total soutien à elle !
Un « roi » a percuté la voiture d’un copain, elle est « décapitée » et envoyée au rebut. Je n’ai pas entendu, ni mon copain, LFI s’insurger contre le nombre de grands animaux et des dégâts sur le véhicule d’un « simple vendeur » obligé de souscrire un emprunt pour changer son véhicule et conserver son emploi.
J’ignore où ils vont les recruter les Français qui deviennent députés de la République.
C’est tout de même spécial d’avoir une telle concentration d’ignorance, de conservatisme, d’idées toutes faites et médiocres.
Et leur profil est représentatif de quelle population ? Vraiment, je me demande. Je n’ai pas encore trouvé.
Dans mon commentaire, je cible LFI.
Le pire c est que certaines personnes sont en admiration, en extase , en transe , devant ÇA .
La nature est à tout le monde et les animaux de la forêt appartiennent aux photographes, antienne bien connue sur les réseaux sociaux!.Ces ignares ne connaissent pas une ligne de la locations des droits de chasse et des territoires , des plans de chasse, et des règles élémentaires ; à vouloir laver la tête d’un âne on perd sa lessive!!!Une minorité agissante qui inspire tous les adeptes de la lutte des classes…
Porcinette, dans toute sa splendeur !