Avec un œil au beurre noir grimé pour symboliser la pression judiciaire, Vakita relance un appel urgent aux abonnements. Mais dramatiser ainsi la survie financière d’un média militant verse dans la manipulation émotionnelle.
Enquêter et interroger politiques, dirigeants et citoyens, ça demande de la détermination.
— Vakita (@vakitamedia) March 11, 2026
Surtout quand ils n’ont pas envie de vous répondre.
Faire cela, c’est dans l’ADN de Vakita et on pourrait bientôt ne plus être à même de le faire.
Vakita est aujourd’hui en grande… pic.twitter.com/GdKjD1m4Kz
Un journaliste grimé en victime d’agression, œil violacé au maquillage criard, regard caméra pour dire « on prend des coups pour vous ». C’est censé être humoristique. C’est assez pathétique.
Soyons sérieux deux minutes : c’est du théâtre de bas étage pour faire monter la culpabilité chez le spectateur. Un classique du crowdfunding émotionnel : exagérer la menace, personnifier la souffrance, faire croire que sans vos 5 balles mensuels, la vérité meurt demain.
Vakita est un pure player lancé en 2022 par Hugo Clément et son équipe. Un média militant avec les dérives que ça représente : Partial, partiel, dogmatique et manipulateur. La vérité c’est qu’avec une ligne pareille, ça fait forcément niche.
Il est d’ailleurs amusant de constater les similitudes entre le traitement de l’information Vakita et cet appel désespéré au soutien populaire : mise en scène grotesque pour capter l’attention, chiffre choc sorti du chapeau : « 20 000 abonnés ou on ferme », ton désespéré : « on arrive au bout de nos moyens », inversion victimaire subtile : ce sont les enquêteurs qui « prennent des coups pour vous ».
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L’histoire récente a déjà montré, avec le zoo de Pont-Scorff, que transformer l’émotion militante en financement participatif ne garantit pas la réussite d’un projet… en revanche la disparition de l’argent, si.
En 2019, Hugo Clément appelait aux dons pour racheter ce zoo via Rewild : 700 000 € levés en quelques jours grâce à une vague d’indignation. Résultat ? Liquidation judiciaire en 2021, aucun animal relâché dans la nature comme promis, des donateurs floués, des querelles internes, et des fonds évaporés pour entretenir un site en déroute. Une leçon amère : l’émotion mobilise vite, mais elle ne gère pas un projet durable. Si Vakita veut incarner le journalisme qui dérange, qu’il assume aussi la critique quand il dérape dans le spectacle.
L’œil au beurre noir n’est pas un symbole de résistance : c’est un symptôme de ce que le média représente lui-même : la manipulation de l’émotion pour nourrir un narratif.
Alors oui, on veut des médias engagés. Mais sans les ficelles des influenceurs vendeurs de drames à la petite semaine . Et je vous le dis en vérité : le journalisme de qualité n’a pas besoin de fond de teint pour exister.
A voir en vidéo :











Bonjour, oui vous avez raison, ils sont ridicules,et nuls, qu’ils aillent au boulot!, le vrai .