Sous des allures d’étude internationale, le rapport de Compassion in World Farming cache une opération militante financée par Open Philanthropy, le même mécène que L214.
"Si l'utilisation des céréales pour l'alimentation animale était supprimée, 2 milliards de personnes supplémentaires pourraient être nourries chaque année."
— L214 éthique & animaux (@L214) October 16, 2025
La nouvelle étude de @CIWF_Global sur le gaspillage alimentaire est sortie 👉 https://t.co/EpftwLoOuA pic.twitter.com/0iHDzGbHZP
C’est devenu un classique de la communication animaliste : publier un rapport militant, l’habiller du vocabulaire de la science, puis le faire relayer par ses propres partenaires comme une “étude indépendante”.
Dernier exemple en date : Food Not Feed, un document de Compassion in World Farming (CIWF), qui prétend démontrer que “si les céréales destinées aux animaux servaient à nourrir les humains, deux milliards de personnes pourraient être sauvées de la faim”.
Une phrase-choc, calibrée pour les titres de presse et les réseaux sociaux — mais sans fondement scientifique réel.
Car derrière les jolis graphiques et le jargon d’économistes, Food Not Feed n’est qu’un exercice de propagande.
Pas de publication dans une revue à comité de lecture, pas de données nouvelles, pas d’expérimentation : simplement une compilation d’études existantes, additionnées sans distinction ni hiérarchisation, puis interprétées selon un biais unique — la réduction de l’élevage.
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Le chiffre des “deux milliards de personnes nourries” n’est qu’une projection calorique théorique : il suppose que toutes les céréales actuellement utilisées pour les animaux sont parfaitement consommables par l’homme, et que l’on pourrait les rediriger sans pertes, sans transformation, sans marché, sans culture de substitution. Une fiction agronomique.
Mais l’essentiel n’est pas là. Car l’intérêt de ce rapport ne réside pas dans son contenu, mais dans son usage politique.
Food Not Feed n’a pas été conçu pour être lu, mais pour être cité. Et c’est exactement ce qu’a fait L214, qui relaie la publication sur ses réseaux comme une “étude internationale indépendante”, sans préciser que CIWF fait partie du même réseau militant, et surtout du même financeur.
Le grand mécène : Open Philanthropy
Car derrière CIWF, comme derrière L214, on retrouve la même fondation américaine : Open Philanthropy, créée par Dustin Moskovitz, cofondateur de Facebook, et sa compagne Cari Tuna. Cette fortune colossale alimente depuis des années une galaxie d’organisations végans — The Humane League, ProVeg, Good Food Institute, Animal Equality, Mercy for Animals — toutes engagées dans la même croisade : remplacer l’élevage par les protéines végétales et la viande de culture.
Le schéma est limpide :
- Open Philanthropy finance la production du message (CIWF).
- Puis sa diffusion médiatique (L214, Eurogroup for Animals, etc.).
- Enfin sa validation politique, via le lobbying à Bruxelles et les campagnes d’influence dans les médias.
Le résultat : un éco-système militant déguisé en science. Une ONG publie, une autre relaie, un média répète, et tout ce petit monde se félicite mutuellement de “l’avancée des connaissances”.
Le mot “étude” remplace le mot “militantisme”, et le financement privé se fond dans le décor du bien commun.
L’apparence de science, le fond d’idéologie
Le rapport Food Not Feed n’est donc pas une étude scientifique : c’est un outil narratif, conçu pour faire basculer l’opinion publique en associant l’élevage à la faim dans le monde et au gaspillage alimentaire.
Une rhétorique efficace, d’autant qu’elle s’abrite derrière le prestige de la science et la puissance financière de la Silicon Valley.
Mais entre les chiffres tronqués, les hypothèses irréalistes et la boucle d’auto-citation des ONG subventionnées, il reste une vérité plus simple : le militantisme ne devient pas la science parce qu’on le met en PDF.
A voir en vidéo :











Bonjour, que des nuls!ou pour les nuls!pour la famine,c’est l’argent le nerf de la guerre !let la corruption dans certains pays n’aide pas,les protéines végétales ne manque pas,du maïs arrive de Chine en Europe et le mercosur veut nous inondé de soja ,viande,et autres, alors qu ‘on peut s’en passé chez nous!tout ceci pour servir leur idéologie,l214 raconte des conneries.
Avec tout ce qui va nous arriver d’Amérique du Sud,des productions sans contrôle,on. tuer l’agriculture,je pensais que la souveraineté alimentaire était primordiale,l214,doivent consulter d’urgence, ça m’amuse les courses de personnes avec des enfants,le caddie rempli de pizza,des boissons sucrées,les haricots verts ne font pas partie des courses,le bla bla ça suffit,
Famille de chasseurs,avec une surpopulation de sangliers , chevreuils,il serait de mettre cette viande excellente , de diététique,de la viande gratuite qui pourrait être cuisinée,je lance un appel aux cuisiniers,dans notre société de chasse la DIANE,des distributions se font chez les non chasseur,qui se régalent bien aux fêtes de Noël,et je suis rassurée ,il ya de plus en plus de femmes qui chassent ,je suis enchantée c’est une grand mère de77ans qui vous le dit
Et bien voilà, vous allez enfin au fond des choses, l’élevage n’est qu’un chapitre parmi d’autres, quand on creuse a peine on voit que Open Philanthropy a toute une liste de sujets très actuels et très discutables : réforme de la justice pénale, bien-être des animaux d’élevage, politique de stabilisation macroéconomique, politique d’immigration, réforme de l’utilisation des sols, biosécurité et préparation aux pandémies et risques potentiels des intelligences artificielles avancées, développement de vaccins, sciences en support à la biosécurité et la préparation aux pandémies, recherche fondamentale à fort enjeux, politiques et infrastructures scientifiques… dixit Wikipedia, je suis pas allé chercher loin.