Lieutenants de louveterie : les fantasmes de l’ASPAS 

Anti-chasse
date 09 septembre 2025
author Richard sur Terre

Il y a des textes qui informent, et d’autres qui manipulent. Celui que l’ASPAS consacre aux lieutenants de louveterie relève de la deuxième catégorie : une charge pamphlétaire, saturée d’exagérations, de caricatures et de procès d’intention. Décryptage d’un exercice de propagande.

Lieutenants de louveterie : la passion de détruire. www.aspas-nature.org/lieutenants-… #DroitsDesAnimaux #StopBarbarie #FauneSauvage #éthique #justice

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— Méryl Pinque Ⓥ🐾 (@merylpinque.bsky.social) 30 août 2025 à 10:37

Une rhétorique de la haine

Dès les premières lignes, la chasse est décrite comme un « loisir sanguinaire » et la louveterie comme une « sinistre institution ». Le vocabulaire n’est pas choisi pour éclairer mais pour frapper : « tueurs de l’ombre », « macabres entraînements », « vermine ». À ce niveau, on ne parle plus d’animaux ni de gestion de la faune, mais d’un ennemi à abattre : le chasseur. Tout est ramené à une dialectique morale simpliste : d’un côté, les « tueurs », de l’autre, les « sauveurs » autoproclamés de l’ASPAS.

L’art de la caricature

Pour convaincre, l’ASPAS n’hésite pas à inventer des portraits grotesques :

  • Le chasseur, présenté comme un hypocrite qui « jouit » de la souffrance animale sous couvert d’éthique.
  • Le louvetier, réduit à un bénévole assoiffé de sang.
  • L’État, accusé de couvrir des illégalités et de protéger un « réseau de braconnage » fantasmé.

Ce n’est plus une analyse : c’est une fresque de propagande où la réalité n’a plus de place.

Des faits tronqués, instrumentalisés

Les auteurs s’appuient sur quelques rapports officiels (IGEDD, FRB) mais uniquement pour en extraire les passages qui confortent leur thèse. Pas un mot sur les dégâts agricoles, sur les collisions routières, sur les risques sanitaires bien documentés. Pas une ligne non plus sur le rôle de mission de service public confié à la louveterie depuis plus d’un millénaire : agir lorsque l’équilibre entre faune et société est rompu.

A lire aussi : ASPAS : vous êtes fatigants

Mieux : l’ASPAS s’auto-cite pour légitimer son discours. Ses propres recours juridiques deviennent la « preuve » de son bon droit. Nous ne sommes plus dans le débat, mais dans l’argument circulaire.

La science à géométrie variable

Quand une étude commandée par la FRB (et financée par l’ASPAS elle-même) confirme ses thèses, elle devient « littérature scientifique unanime ». Mais quand des autorités sanitaires comme l’ANSES rappellent que l’échinococcose est bien un risque réel porté par les renards, l’ASPAS détourne le regard. De même, les tirs de loups, pratiqués en Italie, en Allemagne ou en Suisse, sont balayés d’un revers de main. La complexité disparaît au profit d’un slogan : « tuer ne sert à rien ».

Les procès d’intention permanents

Selon l’ASPAS, si les louvetiers veulent maintenir le renard en liste ESOD, ce n’est pas pour des raisons de terrain, mais pour pouvoir s’entraîner à « tuer ». S’ils participent à la régulation, c’est par goût du sang. S’ils coopèrent avec l’État, c’est pour cacher leurs « exactions ». Aucune preuve, mais une insinuation constante : la technique du soupçon érigée en vérité.

Des solutions magiques

La conclusion du texte est à la hauteur de l’ensemble : naïve et incantatoire. On nous explique que la France devrait simplement « sécuriser les routes », « interdire le nourrissage », et faire confiance aux loups pour réguler sangliers et chevreuils. Comme si un troupeau de moutons égorgés, un champ de maïs ravagé ou une collision mortelle pouvaient être réglés par des slogans. La réalité, elle, demande des moyens, une organisation, et parfois, oui, des tirs administratifs.

Un miroir idéologique

En définitive, l’article de l’ASPAS ne parle pas de la louveterie. Il parle de son obsession : réduire tout rapport entre l’homme et la faune sauvage à une « passion de destruction ». En niant la complexité des enjeux, en diabolisant les acteurs de terrain, en se drapant dans une posture morale qui ne satisfera que les anti-chasse qui se moquent de ce qui est vrai…du moment que ça coche la bonne case.

La vraie question n’est pas de savoir si la louveterie est « parfaite » : elle ne l’est pas, elle est humaine. Mais de savoir si l’on préfère une gestion encadrée, transparente, assumée par l’État… ou une communication outrancière qui transforme chaque renard en martyr et chaque bénévole en bourreau.

Entre réalité et fantasme, l’ASPAS a choisi : elle fabrique sa légende noire. À nous de la démonter.

A voir en vidéo :

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24 Commentaires :
  1. Jean 2
    09/09/25

    Bonjour,bof…bof,vous avez tout dit! On peut rajouter adeptes de « faire l’autruche « devant la réalité des choses !d’autres diraient peut-être « heureux les simples d’esprit »

  2. Marc
    10/09/25

    Et tout ça en partie avec nos impôts ! Qui aura le courage de fermer le robinet des subventions ?

    1. Bruno Benedetti
      10/09/25

      Bonjour bien dit il faut leur supprimer les subventions

    2. Arlette Grenier
      10/09/25

      On en parle de tout l’argent donné aux chasseurs ? Il vient d’où ? De nos impôts comme les animaux achetés pour ettre régulés . Pas d’idéologie chez nous , juste la défense des animaux que vous zigouillez pour vous amuser . Messieurs les chasseurs de l’Aude , vouloir faire à tout prix l’ouverture de la chasse sans vous préoccuper des animaux qui ont tellement souffert des incendies montre bien que l’opinion des associations , à qui l’état ne donne pas un sou contrairement à vous ,est totalement justifiée ! Nous voulons savoir à quoi servent ces millions distribués ?

      1. Jean1
        11/09/25

        Arlette,vous et vos copains ne vous êtes jamais inquiétée des animaux,car lors des incendies de 2022 dans le sud ouest,pour aider les pompiers,créer des ponts d eau et les alimenter par la suite je n ai vu que des chasseurs,perso je n’ ai pas chassé l année suivante sur cette commune,et les battues de chevreuils ont été supprimées.

      2. Lesueur
        12/09/25

        Plus de subventions pour la chasse

    3. Gonzalez
      11/09/25

      Le loup la solution « miracle » pour le sanglier et les cervidés…..
      Eux les champions des chiffres tronqués peuvent-ils nous dire le nombre de loups nécessaire pour réguler les sangliers et les cervidés
      Et surtout surtout qui va payent le fameux «  la nature se régule seule »?

  3. Langillier
    10/09/25

    Si l etat avais des coronesses il y a bien longtemps que ces associations n existeraient plus il faut arrêter de leur verser de l argent publique
    Ce ne sont que des uluberlus qui vivent sur une autre planète
    Regardez ce qu ils sont capables de faire avec leurs refuges c est un désastre

  4. Robert luc
    10/09/25

    Bande d’ignoran les lieutenants de louveterie représentes la loi ce son des gendarmes de la nature

  5. Bazin
    10/09/25

    Ci il y a plus de louvetiers là faune sauvage va être manger tous crue il y a déjà beaucoup de eravage

  6. Buges
    10/09/25

    Juste une question pas en rapport avec cet excellent article mais je me pose la question … comment se fait il que les shérifs de l’OFB sur armés et prompte à risquer leur vie en dressant des amendes à l’agriculteur qui nettoie ses haies et fossés hors périodes ou des chasseurs pour des broutilles …
    Pourquoi n’ont ils pas interdit et verbalisés tous ses teuffeurs lors des rave party illégales souvent campées sur des terrains privés ou classifiés natura 2000???

    1. Jean 2
      10/09/25

      Bonjour,bonne question ! mais on connaît la réponse !elle est pas très flatteuse pour eux.

    2. Herve
      11/09/25

      Bonne question, faut demander à Arlette Grenier , 2 postes plus haut, doit avoir la réponse cette brave dame.

  7. Chtivarois
    10/09/25

    Les lieutenants de louveterie sont sous l’autorité du Préfet et agissent légalement conformément à ses décisions. L’ASPAS par ces commentaires, fait ce qui ressemble à un appel à la haine et met en danger les lieutenants de louveterie ainsi que les chasseurs. Pourquoi n’y a t’il pas de réaction en justice des Préfets ou de la FNC. Lorsque l’on voit toutes ces bêtes sauvages envahir des sites classés pour teuffer, ces mêmes bêtes dont vous retrouvez sans nul doute dans les villes à troubler l’ordre public, vous avez l’essence même de ses association. Comme dit @Langillier, personne n’a plus de couilles pour siffler la fin de la chienlit, fermez les robinets. A force de tout tolérer il faut craindre qu’un jour le bon peuple finisse par prendre les choses en main.

  8. norcam
    10/09/25

    une bande de branleurs ???????????

  9. James FAUDOT
    10/09/25

    Supprimons toutes ces Assos qui coûtes une fortune aux contribuables, et qui en graissent des fainéants parasites.

  10. Travail
    10/09/25

    Avec quel argent vivent les Fédérations ?

    1. Jean1
      10/09/25

      Avec les contributions des chasseurs.la chasse c,est 25000 emplois, ça rapporte en redevance 3milliards a l état,on 80 millions d euros pour financer les dégâts,l état nous donne,il me semble 20milliond.d ailleurs nous avons été contrôlés par la cour des comptes,on aimerait bien qu il en soit de même pour toutes ces ong .

      1. Ours polaire
        12/09/25

        Elles sont toutes contrôlées et souvent une part importante de leur budget vient de dons de particulier comme moi. Les subventions de l’état et des collectivités locales ne suffisent pas à couvrir tous les besoins.
        Cela vous satisfera peut que plusieurs centres de LPO soignant les animaux sauvages blessés (accidents, coups de fusils, brûlures) ont du suspendre leurs activités temporairement faute de budget. Et que d’autres associations de trouvent en grande difficulté, Vous, chasseurs, vous protégez votre gibier et les animaux qui ne vous nuisent pas. Nous, nous ne faisons aucune distinction : tout animal ou plante doit avoir droit à une protection au moins « à minima ». On ne vas pas interdire la chasse là où elle nécessaire. En revanche, la chasse aux trophées, en enclos ou « pour le sport » sont intolérables.

        1. Jean1
          17/09/25

          Ours polaire,vous rigolez,on a fait une pétition qui a dépassé 100000signatire,on attend toujours,la LPO reçoit des dons de particulier mais aussi 13 millions de l état.perso,je ne me réjouis pas de la fermeture de certains centres et n approuve absolument pas les imbéciles qui tirent sur des espèces protégées.la chasse est un loisir tout a fait legal qui permet d oublier un moment ses soucis entre amis, accompagnés de chiens,que vous n aimez pas c est parfaitement votre droit mais trouver ça intolérable et vouloir l empêcher n est pas très tolérant.vous préférez le cormoran aux pisciculteurs,le loup aux éleveurs,ect’ect,ect.moi je pense qu on peut trouver un juste milieu.

    2. Herve
      11/09/25

      En partie avec l argent des chasseurs .

  11. André
    11/09/25

    Faut les attaquer en justice, la diffamation est un delis. Il faut les faire cracher au bassinet a chaque fois qu’ils disent une connerie, on les entendra moins après

  12. Maurice CHEVRIER
    12/09/25

    Tout le monde s’accorde à penser et à dire que la recherche et l’adoption de solutions passent par le dialogue et la concertation dans la sérénité… On en manque, dans ce cas précis, cruellement.
    Retrouvons-nous, accordons-nous, agissons dans l’intérêt des ecologistes, des chasseurs, des protecteurs de l’environnement, des animaux gibiers ou non et de tous les partenaires engagés dans la lutte pour améliorer la situation mais aussi ce que nous laisserons aux générations futures.
    Ceci étant, à la lecture de cet article, j’ai juste envie de dire : « mort aux c..s »

  13. Zanatta
    16/09/25

    Tout cela reste demago. Nous avons quelques exemples en Suisse.
    La régulation est payée par tous les citoyens et personne ne bronche. Alors les louvetiers ont une place et d intérêt public car quand les sangliers viennent saboter une pelouse ou un stade personne ne dit plus rien sur leurs interventions

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