Dans l’Aude, la régulation du sanglier n’est plus vécue comme une pratique cynégétique, mais comme une obligation pesante. Entre explosion des prélèvements, chute du nombre de chasseurs et pression administrative croissante, la Fédération départementale tire la sonnette d’alarme.
Ce n’est pas un coup de colère isolé. Ce mardi 23 décembre, Fédération départementale des chasseurs de l’Aude a pris la parole pour exprimer un malaise profond, ancien, et désormais assumé publiquement. Son président, Yves Bastié, accompagné du directeur Patrice Lemoine, a mis des mots sur ce que beaucoup de chasseurs vivent déjà sur le terrain : la régulation du sanglier est devenue une contrainte permanente.
Moins de chasseurs, plus de sangliers
Le constat est implacable. En moins de vingt ans, le nombre de permis est passé d’environ 15 000 à 9 000 dans le département. Une érosion continue — 250 à 300 chasseurs en moins chaque année — alors même que les territoires à couvrir ne cessent de se refermer, de s’embroussailler, de devenir plus difficiles à chasser.
Dans le même temps, les exigences augmentent. En 2024, près de 20 000 sangliers ont été prélevés dans l’Aude. Une pression cynégétique toujours plus forte, exercée par des effectifs toujours plus réduits, et financée par les chasseurs eux-mêmes via les indemnisations agricoles : 460 000 € en 2024, 530 000 € en 2023.
Incendies, zones interdites et absurdités de terrain
L’incendie de l’été dernier, qui a ravagé 17 000 hectares dans les Corbières, n’a fait qu’aggraver la situation. Les sangliers déplacés par les flammes se sont réfugiés en périphérie des zones brûlées, notamment dans les vignes non vendangées. Les ACCA ont logiquement demandé une pression accrue.
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Mais là encore, la réalité administrative se heurte au bon sens cynégétique. Interdiction de chasser dans le « brûlé », frontières floues, contraintes de sécurité difficilement applicables lorsqu’il faut poster, suivre des chiens ou récupérer une meute. Le terrain ne se découpe pas en arrêtés préfectoraux.
OFB : le contrôle comme horizon unique
Dans le viseur de la Fédération : Office français de la biodiversité. Contrôles tatillons, amendes jugées déconnectées de la réalité, sentiment d’acharnement. L’exemple cité d’un chasseur de 88 ans verbalisé à Fraisse-des-Corbières, ou celui d’un chasseur sanctionné en pleine canicule pour éloignement supposé d’une vigne, cristallisent une colère diffuse.
Même reproche adressé à la Direction départementale des territoires et de la mer, accusée de perdre le contact avec le terrain. Une situation d’autant plus mal vécue que les chasseurs financent en partie ces structures : 46 € par inscription au permis de chasser, soit plus de 400 000 € versés chaque année depuis l’Aude.
Aides de l’État et menace de rupture
Certes, l’État a débloqué 50 millions d’euros au niveau national entre 2023 et 2025 pour la question du sanglier. Mais pour la Fédération audoise, ces montants restent insuffisants au regard des contraintes imposées.
Yves Bastié le rappelle sans détour : les chasseurs savent aussi se mobiliser. Et si le dialogue ne progresse pas, des actions plus visibles pourraient voir le jour.
À travers cette prise de parole, ce n’est pas seulement la situation de l’Aude qui s’exprime, mais un malaise plus large, partagé bien au-delà des Corbières. Celui de chasseurs à qui l’on confie une mission de régulation indispensable, tout en multipliant les contraintes, les contrôles et les injonctions parfois contradictoires. À force de transformer un engagement volontaire en obligation sous surveillance permanente, le risque est clair : épuiser ceux qui tiennent encore le terrain. Et, avec eux, fragiliser tout un modèle de gestion dont l’État ne saurait pourtant se passer.
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Sans oublier le poids des mensonges des insultes et du mépris dans les médias de la part d’animateurs et de pseudo journalistes en quête de buzz .
Qu’est ce que l’on attend pour faire une année blanche ?
Laisser les se débrouiller sans nous pendant une saison . Vous verrez ils vont très vite nous appeler à l aide . Mais cette fois on reviendra avec nos conditions !
( respect de la chasse et des chasseurs de leurs équipements de nos règles on doit être consulté pour tout ce qui tient à l’environnement exct.
Et on ne prélèvera plus t’en que toutes nos revendications ne seront pas acceptées.
J’ai réglé le problème, j’ai arrêté de chasser. Plus de contraintes, plus la peur d’un contrôle à la c.. de l’ofb sur appel « anonyme » d’un anti chasse et surtout de l’argent économisé.