Quand une minorité activiste parle au nom des « non-chasseurs »

Anti-chasse
date 11 mars 2026
author Richard sur Terre

Un texte publié dans Savoir Animal affirme parler au nom des non-chasseurs. Mais derrière un raisonnement apparemment simple, se cache une enfumade.

Le raisonnement paraît imparable. Les chasseurs représentent environ 1,5 % de la population. Les non-chasseurs seraient donc 98,5 %. Dès lors, pourquoi cette immense majorité ne pèserait-elle pas davantage dans les décisions publiques ?

Sur le papier, l’argument semble logique. Dans la réalité, il repose sur un tour de passe-passe : transformer une catégorie statistique en groupe politique.

Les chasseurs forment un groupe identifiable. Ils partagent une pratique, des règles, des lieux, une organisation etc.

Les « non-chasseurs », eux, ne constituent rien de tel. Dans ces 98,5 % se trouvent un agriculteur qui accueille les chasseurs sur ses terres, un promeneur qui traverse la forêt le dimanche, un citadin qui s’en fout, un naturaliste astronaute opposé à la chasse ou encore un ancien chasseur qui a arrêté. On trouve aussi la compagne du chasseur, mais aussi sa mère, son frère, son voisin pêcheur ou son boucher.

Tous sont rangés dans la même case. Comme s’ils formaient un bloc cohérent.

Ce procédé consiste à identifier une minorité clairement définie (ici les chasseurs) puis à présenter le reste de la population comme un camp opposé. Une fois cette construction posée, le récit devient très simple : une petite minorité imposerait ses pratiques à une immense majorité.

A lire aussi : Droit de non-chasse : quand le dogme se déguise en analyse juridique

Le problème pour eux, c’est que cette majorité n’est pas anti-chasse.

La preuve la plus simple est visible sur le terrain. Les mobilisations citoyennes contre la chasse restent très faibles. Dans bien des territoires ruraux, une fête de la chasse locale rassemble plus de monde que les manifestations organisées pour dénoncer la chasse. Malgré les appels sur les réseaux sociaux ou les pétitions relayées dans la presse.

Si les « non-chasseurs » constituaient réellement un groupe politique homogène, on en verrait logiquement l’expression dans la rue, dans les associations ou dans les urnes. Ce n’est pas le cas.

Parler au nom d’une majorité silencieuse

C’est précisément cette absence d’organisation qui permet à certains militants de parler au nom des « non-chasseurs ». Comme ce groupe n’existe pas en tant que communauté structurée, personne ne vient vraiment contester la représentation qu’on lui attribue.

Mais entre les 1,5 % de chasseurs et les 98,5 % de non-chasseurs, la réalité sociale est beaucoup plus nuancée. C’est dans cet espace, souvent silencieux et rarement militant, que se situe en réalité l’essentiel du pays.

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4 Commentaires :
  1. Jean 2
    11/03/26

    Bonsoir, donc les 1,5% de chasseurs avec en général » les mêmes caractéristiques de cultures « serait une minorité, donc je demande la protection de l’état,ainsi que le droit international par l’activation de l’article 29 .(on a le droit de dire des conneries grosses comme eux)quoique…..

  2. LUL
    12/03/26

    Moi je lis « Ouin ouin ouin on est pas aimé »

    1. Chris
      12/03/26

      C’est parce que tu ne sais pas lire !

  3. Cloquemin jean marc
    16/03/26

    Pour parodier ce raisonnement,je refuse qu’une partie de mes impôts financent les stades car je n’y vais jamais, comme une majorité de citoyens,il faut interdire les cyclotouristes sur les routes,ils sont une minorité….etc,etc
    Heureusement que le ridicule ne tue pas, et comme dirait Audiard,vous savez à quoi on les reconnaît, c’est qu’ils osent tout.

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