À force d’amalgames et de raccourcis, One Voice finit par inventer une réalité parallèle : non, les chasseurs n’élèvent pas les sangliers. On en a assez de ces menteurs pathologiques.
Des dizaines de têtes de sangliers jetées comme des déchets à Seyches. Découvertes le 11/12 : un spectacle insoutenable. Des actes cruels, dégradants et illégaux contre des animaux parmi les plus traqués en France. One Voice porte plainte. ✊🐗 👉 urlr.me/Qvds3T
— One Voice (@one-voice.fr) 24 décembre 2025 à 13:48
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Dans un débat public déjà tendu autour de la faune sauvage et de la gestion des populations de sangliers, une phrase sortie de son contexte peut déclencher des torrents de polémiques. C’est exactement ce qu’on constate avec la communication de l’association One Voice, qui affirme — sans nuance ni précision — que « les chasseurs élèvent des sangliers ».
Et ne vous y trompez pas. Il s’agit d’une confusion volontaire entre des exploitations cynégétiques privées — des espaces hermétiquement clos, vendant du gibier à des « chasseurs » — et la biologie même des sangliers en liberté sur nos territoires.
Les premiers ne sont pas des élevages de suidés qui alimentent les populations sauvages. Ils sont des installations fermées, très éloignées de la réalité écologique. Les seconds se reproduisent naturellement, indépendamment de l’activité des chasseurs, dans des milieux ruraux et périurbains où leur biologie, leur absence de prédateurs naturels et l’accès facile à des ressources alimentaires humaines favorisent leur prolifération (le phénomène est mondial).
Faire l’amalgame entre ces deux réalités, ce n’est pas simplement une erreur : c’est de la désinformation.
Et cette désinformation a un coût. Elle polarise inutilement le débat, elle instrumentalise le public en jouant sur les émotions plutôt que sur les faits, et elle détourne l’attention des vraies politiques de gestion des espèces — qu’elles soient cynégétiques, agricoles ou environnementales. Alors même que l’opinion publique et les acteurs de terrain cherchent des solutions équilibrées, basées sur des données scientifiques, on assiste au spectacle désolant d’une association qui se vautre dans l’hyperbole.
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Ce qui est d’autant plus révoltant, c’est que One Voice se présente comme un défenseur de l’intérêt général. Pourtant, dans ce dossier comme dans d’autres, c’est la vérité qui est sacrifiée sur l’autel de la communication. Comment peut-on prétendre agir pour le bien commun quand on ment ouvertement aux français ?
Il est grand temps de s’interroger sur la responsabilité des associations qui bénéficient de mécanismes de défiscalisation des dons. Ces avantages fiscaux sont accordés parce que ces structures sont censées œuvrer pour l’intérêt général, avec transparence et rigueur. Mais qu’en est-il lorsque leurs campagnes diffusent des informations biaisées ou mensongères ?
Pourquoi accepter qu’une organisation, qui touche — directement ou indirectement — de l’argent public, ait le droit de mentir aux Français ? Qui vérifie la véracité des affirmations de ces ONG ?
Un service indépendant de fact-checking des associations bénéficiant de la défiscalisation serait une idée bien plus utile que des slogans télécommandés. Un tel service pourrait vérifier objectivement les affirmations publiées, corriger publiquement les erreurs, et rappeler que l’argent — public ou privé — doit servir des causes éclairées par les faits, pas des narratifs construit sur des amalgames.
Car au final, ce qui se joue ici dépasse la seule question cynégétique. Il s’agit de la crédibilité du débat public, de la manière dont l’opinion est informée, et de la responsabilité des acteurs qui prétendent défendre l’environnement. La fin ne justifie pas les moyens : surtout quand les moyens consistent à inonder les français de conneries.
A voir en vidéo :











C’est vrai que les mensonges et approximations volontaires par ignorance qui se généralisent pourrissent les débats. Et dans tout les domaines à croire qu’il est plus important de dire une connerie que de se taire quand on ne sait pas ou que l’on ne veut pas savoir .
Bonsoir,nous utilisons 100 % des capacités de notre cerveau, en un mot,en pleine capacité, mais pour cette association, et ce n’est pas un mythe, n’utilise que 10 %,donc rien d’étonnant !
Bonjour Jean 2 , le problème aujourd’hui c’est que les gens ne réfléchissent plus , ils attendent qu’on leur donne l’info est il la gobent comme de bons moutons qu’ils sont . Le niveau des Français baisse lamentablement , ils ne savent plus penser par eux même ce qui nous donne cette société d’aujourd’hui . Si les gens avaient un peu plus de cervelle , nos politiciens ne nous rouleraient pas dans la farine comme ils le font depuis des années . Je n’ose imaginer la France dans 15 / 20 ans .
Oui,le niveau baisse,et surtout chez certains politiques en ce moment, pour le reste « mentez,mentez,il en restera toujours quelque chose »(une variante,de voltaire)leur 10% sert aussi à ça .
« Un service indépendant de fact-checking » c’est la succursale du Ministère de la Vérité; ne nous dis pas que c’est ton souhait Richard.
On vit en permanence dans un flot d’affirmations d’inepties, il appartient aux individus de faire le tri par l’intelligence et la culture.
Pour les ONG c’est assez simple: si l’Etat évaluait la rentabilité de chaque euro public versé aux associations et si toute action illégale conduisait à une dissolution ou interdiction de représentation sur le territoire, ça irait beaucoup mieux. Enfin plutôt que de ðécharger ses responsabilités sur des assocs qui nous pourrissent la vie et en fait agissent contre les intérêts français , que l’Etat reprenne en main personnellement un certain nombre de sujets fondamentaux ça ne serait pas du luxe.
One Voice reçoit certainement des subventions issues de nos impôts. A ce titre l’activité doit être contrôlée. Le mensonge et la désinformation simplistes sont plus faciles à entendre qu’une vérité qui demande de la réflexion et l’effort de lire les article jusqu’au dernier mot. Le gros titre suffit à influencer le lecteur qui ne fera pas la démarche jusqu’au bout. Que M et Mme One Voice soient un peu honnêtes et peut-être le débat pourrait se tenir. Les têtes de sanglier vues dans les bois sont elles « les restes « d’une chasse (si c’est le cas ce n’est pas malin) ou le fait de braconniers. Dans ce cas il ne faut pas parler de chasse mais de délits.
Prenez plus de renseignements avant de jeter des informations qui vont dans le sens de la polémique (Victor bien entendu).